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Il est si doux d'haïr - Shaynee [Terminée]

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AuteurMessage

Shaynee


Invité

MessageSujet: Il est si doux d'haïr - Shaynee [Terminée] Ven 3 Jan - 17:01



Shaynee Ïlanëã


Ombre



Identité


Nom : Ïlanëã
Prénom(s) : Shaynee
Surnom : Facultatif donnes-moi un surnom et je te tue
Âge : 21 ans
Sexe : féminin
Race : humaine
Clan : Ombres
Rôle : guerrière de l’ombre
Divinités vénérées : ha ! (Ne crois en aucuns Dieux)



Description   physique


En apparence, j’ai l’air d’une ravissante jeune femme dans la fleur de l’âge, respirant la joie de vivre et la bonté. Un sourire peint le plus souvent mes lèvres rosies tandis que mon regard fixe et doux attire la convoitise. Mes yeux, fait étrange, sont rouges. Rouges sang, vifs et perçants. Ma peau de soie était délicieusement hâlée, douce et sans imperfection. Mes longs cheveux d’ébène sont fins et en tout temps disciplinés, et des mèches de flammes apparaissent à la lumière d’un soleil. Toujours bien coiffée, bien vêtue, riant et discutant avec la population, j’ai l’air d’une parfaite innocente dont la vie l’a gâtée d’un corps qui ne laisse pas les hommes indifférents et dont la voix est aussi chantante que son sourire est rassurant. Les gens ne peuvent pas plus se tromper que maintenant. Car, sous mes airs de princesses se cachent une froide personnalité, qui, le plus souvent de nuit, troque ses beaux habits de femme pour un pantalon noir et souple collant à la peau, une tunique toute aussi noire, et une cape noire pour masquer son visage dont les cheveux sont ramenés en queue de cheval. Et, surtout, je ne sors jamais ainsi sans armes…



Description   morale


Je suis une femme bien comme il faut. C’est-à-dire que je peux établir une conversation politique, une conversation militaire, une conversation sociale avec des femmes de hauts rangs, ou encore une conversation avec des enfants. Je modèle ma façon de parler en fonction de la personne en face de moi. Toujours aimable, toujours avec le sourire, jamais une remarque désobligeante ne sort de ma bouche bienveillante. Je ne suis pas idiote, bien que parfois j’en donne l’air, toujours pour garder ma véritable identité secrète. Je suis prête à tout, même à jouer le rôle d’une servante maltraitée si cela peut me permettre de rester incognito.
Car, derrière ce masque de bonté ce cache une personnalité froide, comme dit plus haut. Lorsque je change d’habits – au sens propre – ma voix, mon regard, ma gestuelle : tout devient froid, comme si j’étais une toute autre personne que celle que je montre d’ordinaire. Je suis sarcastique, cassante, jouant beaucoup sur l’ironie. Mes sourires ne sont plus emprunt de joie de vivre, mais de joie sanglante et violente face à l’éventualité que je peux te torturer à souhait. J’aime la douleur que j’inflige aux autres, et j’aime la douleur qu’ils peuvent m’infliger. Oui, je suis sadomasochiste, je ne m’en cache pas, car je n’ai pas à avoir honte de ce que je suis. Enerves-moi lorsque je suis dans mon état d’assassins sanguinaires et tu peux dire adieu à la vie qui t’es si chère.



Armes


- Le fouet hérissé de pointe, entièrement fait d’un alliage métallique dont la garde est en cuir. Je peux regrouper mon fouet pour qu’il est la forme d’une épée que je range dans un fourreau, accroché à ma ceinture : Image Fouet
- La dague, inévitable.
- Ce n’est pas une arme, mais je suis très douée aux corps à corps.
Pouvoirs


Aucuns pouvoirs, sauf peut-être mon charme ♫

Nota


• Crédit avatar : Shay Mitchell

• Arme : je sais que le fouet n'est pas inscrit dans les armes possibles, mais je le mets tout de même au cas où cela serait tout de même accepter.



Dernière édition par Shaynee le Ven 3 Jan - 20:35, édité 2 fois
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Invité


Invité

MessageSujet: Re: Il est si doux d'haïr - Shaynee [Terminée] Ven 3 Jan - 18:54

Histoire


- Acte I : Mon premier meurtre… -
« Poussez Mademoiselle, allez ! »

Son cri déchira les tympans des guérisseurs tandis qu’elle s’échinait à extirper le fruit de son ventre. Par une nuit sans lune, lors d’une violente tempête, 4 guérisseurs en sueur et des sages-femmes entouraient une petite adolescente de 17 ans, rouge comme une tomate, trempée de sueur et tremblotente. Les parents ne sont pas présents, ni même le père. L’angoisse se peignit sur les guérisseurs lorsqu’au lieu de recevoir un bébé, le sang se mit à couler tandis que la future maman était au bord de l’évanouissement.

« Encore un effort, vous pouvez le faire ! »

Ce fut son dernier, son plus long, et son plus lancinant cri, avant que la tête du poupon ne sorte et que le guérisseur le tire hors de la jeune femme. Les pleurs, doux, brisa le silence tandis qu’ils apportèrent l’enfant ensanglanté à sa mère pour le poser contre sa poitrine, jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que la maman ne respirait plus. La mort dans l’âme, ils nettoyèrent le poupon, l’enroulèrent dans une serviette chaude et fut donné à une nourrice le temps que la tempête se calme. Mais, même après cela, même après des jours de recherche, le père ne fut pas retrouvé et les parents refusaient catégoriquement d’élever l’enfant, qu’ils insultaient tout en le regardant non pas comme un petit être innocent, mais comme le meurtrier de leur fille. Ce fut donc un des guérisseurs qui décida de prendre en charge l’enfant, aidé de sa sœur et d’une nourrice. Mais ils ne furent pas au bout de leur peine…

- Acte II : Innocence bafouée -
« Shaynee, reviens ici ! »

La petite enfant avait maintenant 5 hivers. Les babillages d’enfant étaient aux oubliettes, elle marchait et courait partout où elle pouvait. Energique, l’hyperactive n’arrivait pas à rester sur place, et rendait son père et sa tante fous de rage par les bêtises qu’elle causait à cause de cela. Et, là, elle courait à travers le village en voulant échapper à la fessée que son père lui réserve pour avoir fait tomber – et donc casser – toutes les fioles médicinales de sa cave qu’il lui avait pourtant interdit d’entrer. La petite aux long cheveux de soie n’avait pas énormément d’amis, car ses yeux rouges faisaient peur à beaucoup, mais elle avait réussit à s’en faire deux, dont un en particulier qu’elle considérait comme son frère. C’est d’ailleurs chez lui qu’elle alla se réfugier, passant par le jardin, se faufilant dans les couloirs de sa maison pour entrer dans sa chambre et sauter sur son lit, où il y était déjà.

« Bouh ! » cria-t-elle en même temps.

« AH ! … Shay’ ! » reconnu-t-il. « ’Fais peur ! »

« Ze sais ! » claironna-t-elle, toute fière d’elle.

Les parents de Ola’e, le meilleur ami de Shaynee, avaient prit l’habitude des visites surprises de la petite, et lui réservaient même parfois une place pour manger. Les deux enfants discutèrent un peu avant d’aller s’amuser ensemble – et quand Shaynee s’amuse avec un autre enfant, bonjour les dégâts ! Mais au moins, les parents de Ola’e n’avaient pas de cave avec pleins de trucs tout bizarres, donc ils n’étaient pas aussi grognons que le père de Shaynee quand ils faisaient des bêtises. Se chamaillant à l’orée de la forêt bordant le village, Ola’e demanda soudain :

« T’as fais quoi à… A ton papa, cette fois ? »

« Grr… » ronchonna-t-elle. « Ze voulais la zolie fleufleur, pi soudain BOUM ! *elle fit de grands gestes avec ses bras* Tout tombait, tout cassait ! Et papa était furieux, l’était tout tout tout rouze, il m’a fait très très peur… Alors ze suis partie en courant, et il m’a hurlé dessus ! »

« Tu, tu devrais rentrée ! Ton papa est furieux, faut que tu rentres ! »

« Non ! Ze rentrerais plus zamais ! Ze resterais avec toi, pour touzours ! »

Soudain totalement d’accord avec la fillette, Ola’e écarta bien vite cette idée et se remit à se chamailler avec Shaynee, courant dans tous les sens jusqu’à pénétrer dans la forêt. Les adultes leur avaient interdis d’y aller en prétextant que c’était dangereux pour les enfants, mais lesdits enfants n’étaient pas d’accord avec ça, et s’aventuraient souvent dans la forêt pour jouer ! Seulement, Shaynee va très vite comprendre qu’elle aurait mieux fait de suivre le conseil de son meilleur ami, et de rentrer chez elle. Car voilà, contrairement aux autres fois, leur aventure dans les bois ne fut pas… Joyeuse et champêtre.

Jouant à cache-cache, c’était à Shaynee de compter les yeux fermés. Bon, ne connaissant pas très bien les nombres, elle arriva bien vite à 10 en sautant le 2, 5,7 et 8 et rouvrit les yeux en poussant un rugissement pour signaler à Ola’e qu’elle avait terminé. Puis, elle commença à chercher le petit garçon tel un vrai petit détective, la mine totalement sérieuse, silencieuse comme une ombre. Mais elle s’aventura un peu trop profondément dans la forêt. Et, au lieu de trouver le petit garçon, elle se retrouva nez à nez avec un petit groupe d’homme aux muscles saillants, armés jusqu’aux dents avec un gentil animal de compagnie bavant et aboyant dès que Shaynee fut dans son champ de vision. Dans toute son innocence, elle fit un grand sourire aux quatre homme tout en lançant :

« Bonzour ! Moi Shaynee ! Et vous ? »

Ils se montrèrent bien aimables avec l’enfant, à tel point qu’elle se demandait pourquoi son papa lui avait interdit de parler aux étrangers. Mais, quand elle voulut partir, elle vit bien qu’ils changèrent de comportant. Leur regard se fit vicieux et leur ton mielleux à souhait pour l’inciter à rester avec eux. Mais, prenant peur, elle voulut s’enfuir. Ce qui ne réussit pas, car de ses petites jambes elle n’arriva pas à semer les quatre hommes qui la ligotèrent en ignorant ses cris, ses implorations, et son appel au secours à un certain Ola’e qui ne vint jamais. Pleurant, morte de peur, elle fit emmener tel un sac à patate loin dans la forêt, jusqu’à une autre ville qu’elle ne connaissait pas. Une ville triste, morne, salle et sombre. Elle venait d’être prise par des marchants d’esclaves.

Shaynee s’est endormie en chemin, mais lorsqu’elle se réveilla, elle eut la désagréable surprise d’être dans un endroit qu’elle ne connaissait pas du tout, avec des personnes qu’elle ne connaissait pas du tout. C’était toutes des femmes âgées de 5 à 19 ans, toutes étaient belles, mais toutes avaient dans leur regard la tristesse et le désespoir. Quand on la fit se regarder dans un miroir, Shaynee eut la désagréable surprise d’être habillée en fille (oui, à son âge, elle était un vrai garçon manqué), une belle robe blanche et rouge, de jolie chaussure blanche et rouge, ses cheveux avaient été peigné (HAHA, son père en serait vert de jalousie, lui qui galérait tellement à la peigner !) et coiffé, des bijoux ornés son cou et ses poignets tandis que son visage avait été maquillé. Elle avait beau demandé pourquoi on l’avait affublé d’un costume ridicule, ou encore demandait ce qu’elle faisait là et où était son papa, aucunes des femmes ne lui répondirent, elles étaient toutes silencieuses et la regardaient avec tendresse et peur. Car Shaynee était la plus jeune de toutes. Et elle comprit bien vite ce qu’elle faisait là…

Les minutes s’égrenèrent avant que le maître vint voir ses demoiselles. Il était gros, richement vêtu, et son œil hagard renseignait sur la liqueur qu’il avait but. Après un rot tonitruant qui fit rire la petite, il désigna des femmes après avoir touché leurs attributs pour voir si tout était bien en place. L’une des désignaient n’était autre que Shaynee, alors que le gros bonhomme l’avait regardé bizarrement avant de lui tapoter les fesses et de dire qu’elle passera avec les autres. Aussitôt, deux autres hommes vinrent et alignèrent les désignée, Shaynee fut mise en dernière. Totalement dans l’ignorance et dans l’insouciance, elle ne se défendit même pas, et obéit sagement tandis que les femmes étaient guidés jusqu’à une estrade. Une estrade faisant face à une foule d’homme bruyant et riant. Là, Shaynee commençait vraiment à avoir peur.

L’assistant du maître désignait une femme, et les hommes commençaient à enchérir jusqu’à ce que l’un emporte le gros lot. La femme fut enchainée, des poignets jusqu’à son cou, et l’homme gagnant vint prendre son paquet cadeau avec une poignet de main envers l’assistant. Toutes les femmes y passèrent, jusqu’à ce que ce fût le tour de Shaynee, qui regardait, terrorisée, les visages des différents hommes avides qui la fixaient. Et ils commencèrent à dire des chiffres, toujours plus grand, jusqu’à ce qu’il y est un gagnant. Shaynee venait d’être vendue à un homme grand, mince, avec des cheveux gras et long. C’est à petit pas qu’elle se dirigea vers lui jusqu’à ce qu’il l’oblige à marcher plus vite en tirant sur ses chaînes. Et c’est là que le calvaire commença…

En tant que servante elle débuta. Pendant un an elle resta le dos courbé pour des tâches ménagèrent toujours plus dégradantes. Elle ne souriait plus, la pauvre enfant, l’homme la battait et l’obligeait à assister aux différents viols qu’il engendrait avec les autres servantes. Jusqu’au jour où il la viola elle, petite enfant de 6 ans et demi. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle réalisa que le monde n’était pas tout beau et tout propre. C’est à ce moment qu’elle se rendit compte que son père n’allait jamais venir la sauver. C’est à ce moment qu’elle se rendit compte que les hommes étaient des êtres abjects. C’est à ce moment qu’elle changea.

- Acte III : Le commencement d’une autre vie -
Cela fait maintenant trois ans que Shaynee est entrée au service de Kyrian, son maître démoniaque. Violée, battue, et exploitée pendant trois longues et pénibles années. Elle serrait les dents, elle avait apprit à supporter la douleur, elle avait apprit à adopter une position soumise pour qu’il arrête de la battre. Mais en vérité, il la battait quand il en avait envie, rien de plus, rien de moins. Porteuse d’un sceau vide, Shaynee devait rapporter de l’eau du puits, au milieu de la place du village. Un village aussi connu pour être individualiste. Une femme pourrait se faire violer devant tout le monde, personne n’irait l’aider – et c’est déjà arrivé. Tirant l’eau de ses bras maintenant musclés par tous les exercices ménagers que lui imposait son maître, un bruit de bagarre la fit se redresser et observa avec attention la suite des évènements.

D’un bar, un homme fut éjecté violemment. Tellement qu’il tomba à terre, dans la boue qu’avait laissé la pluie précédente. D’autres hommes, bourrus et colériques, sortirent à leur tour du bar et firent un cercle autour de l’homme qui se relevait à grand peine. Shaynee voyait de loin qu’ils parlaient, mais ne pouvait pas les entendre. Avec une soudaine attention, elle vit les autres hommes commençaient à battre celui qui était à terre. Il se prit deux, trois coups avant d’arrêter le quatrième. De surprise, les méchantes personnes s’arrêtèrent. Et le combat changea de tournure. Cette fois, ce fut l’homme qui était à terre qui avait… L’avantage. Oui oui, il avait l’avantage. Pourquoi ? Car il mit à terre les trois hommes armés avec rien que ses poings et ses pieds. Ce fut le combat le plus épic que la petite ait jamais vu, et regardait avec admiration le seul homme debout. Personne à part elle n’avait regardé le combat, de ce fait elle fut rapidement découverte par le combattant restant. Le rouge aux joues, elle prit fébrilement le saut à moitié plein et marcha le plus rapidement possible en direction de la maison de son maître. Mais le combattant fut bien plus rapide.

« EH TOI ! Arrêtes toi ! » dit-il en la prenant par l’épaule, la retournant tellement violemment qu’elle en renversa son sceau. « T’es qui toi ? Pourquoi tu me regardais taleur ? OH REPOND ! »

« J-j-je suis S… Shaynee… D-d-désolée d… De vous avoir offenser, j-je n’aurais pas dut vous regarder Messire… »

« Ne m’appelle pas comme ça ! » la coupa-t-il.

« P… Pardon ! » répondit-elle de suite après en baissant la tête de honte.

Elle crut bien qu’il allait la frapper, mais au lieu de cela, il soupira, la prit sur son épaule tel un sac à patate – ça risque de devenir une habitude – et l’emmena de force dans une auberge pour lui commander un bon repas chaud. Il l’obligea à manger, ce qu’elle fit sans mal tant elle avait faim, les yeux baissés, gênée par le regard perçant de son kidnappeur.

« Moi c’est Caliban. Appelle-moi Cal’ si tu veux. Pour qui tu travailles ? »

« … P… Pour Maître Kyrian… »

« Je vois. »

La petite fille finit son repas dans un silence pesant, puis Cal la ramena dans la maison de son maître. A peine le bonhomme ouvrit-il la porte que Caliban lui trancha la gorge. Un jet de sang macula le visage du sauveur de Shaynee tandis que celle-ci regardait avec horreur le spectacle. La suite fut étonnement flou. Ce fut un déferlement de bonnes femmes enfin libres qui sortit en criant leur joie de la maison du défunt tandis que Caliban reprit Shaynee comme un sac à patate – je vous l’avais dit ! – et l’emmena dans la forêt. Trop secouée pour réagir, elle se comporta comme une bonne petite prisonnière. Mangea ce qu’il lui donnait, fit les corvées qu’il lui donnait. Cela dura une journée, le temps qu’elle prenne conscience de ce qu’il se passait, et alors sa langue se délia.

« Pourquoi avoir tuer Maître Kyrian ? »

« Ne l’appelle pas comme ça. Ce n’était pas ton maître mais un esclavagiste, un violeur et un pédophile. Je le traquais depuis tellement longtemps… »

« Qui êtes-vous ? Pourquoi m’avoir emmener ? »

« Je vais te ramener chez toi, » dit-il en omettant délibérément la première question de la fillette.

« Je n’ai plus de famille… » fit tristement Shaynee en baissant les yeux sur le feu de camp.

« Je vois. »

Shaynee décréta qu’elle détestait quand Caliban disait « je vois » et restait enfermer dans le silence pendant des heures.

Ils voyagèrent ensemble jusqu’à une autre ville. Caliban fut surpris des connaissances de Shaynee sur les plantes, mais elle avait vécu 5 ans avec un guérisseur, donc c’était compréhensible qu’il reste des marques ! Shaynee quant à elle apprit à chasser avec une lance et à faire des pièges. A dépecer les animaux et à les faire cuire. Elle commençait à apprécier Caliban, même s’il était très mystérieux et silencieux des fois. Lorsqu’ils arrivèrent à destination, il la laissa dans une auberge pendant qu’il réglait quelques affaires. Et après il lui annonça une nouvelle qui lui glaça le sang.

« Je vais partir. Une famille s’occupera de toi. Tu feras ta vie ici, et moi ailleurs. »

« Non ! Je veux rester avec toi ! » s’écria-t-elle alors.

« Tu ne peux pas rester avec moi ! » s’énerva-t-il.

« Pourquoi ? »

« Parce que c’est dangereux. Je suis dangereux. »

« M’en fiche ! Je veux rester avec toi ! »

« J’ai dis non. »

Il commença à partir, mais cela ne découragea en rien notre petite furie, qui, tapant du pied, les larmes aux yeux, cria de toutes ses forces :

« JE. VEUX. RESTER. AVEC. TOI ! »

Et elle sauta sur lui, s’accrochant à son dos comme une sangsue le ferait à une peau humaine, et il eut bien dut mal à la faire se détacher – bon, en vrai, il l’a assommé en la frappant contre le mur. Caliban est quelqu’un de très doux et de passionné. La déposant tendrement sur le lit, il écrivit une simple lettre d’adieu avant de partir. Au réveil de la douce, sa rage était grande (et sa douleur à la tête aussi), tant qu’elle fit ses maigres bagages, se renseigna sur l’endroit où était parti Caliban, et se lança à sa poursuite. Elle courut le jour, utilisant ses nouvelles connaissances pour manger et boire, et courait une grande partie de la nuit. Elle tentait de pister, mais elle n’était pas douée dans ce domaine, alors elle se faisait à son instinct. Jusqu’à ce qu’elle arrive dans une autre petite ville. Là, elle posa des questions, plein de question. Elle n’avait pas d’argent donc elle mangeait des baies qu’elle trouvait dans les bois. Jusqu’à trouver l’Information. L’information qu’elle cherchait. Caliban était ici, et elle savait même où ! C’est donc tout naturellement qu’elle s’introduisit dans l’auberge et sauta sur le lit dans Caliban. Qui eut pour réaction de faire basculer Shaynee sous lui et de lui mettre un couteau sous la gorge.

« Shaynee ! Tu m’as fais peur ! » s’écria-t-il en rangeant rapidement sa dague.

« Je sais. »

« Tu m’as suivis, fourbe ! »

« Et toi tu es sourd. J’ai dis que je resterais avec toi. »

« Shaynee ! » se fâcha-t-il. « Je suis un Mercenaire ! Un Assassin ! Tu ne dois pas rester avec moi, c’est dangereux ! »

« Tu es un Assassin sourd alors. J’ai dis que je m’en fichais ! »

Guerre du regard. Du haut de ces 9 ans, la petite avait déjà un fort caractère, et était têtue comme une mule. Il dut s’en rendre compte, car il soupira, et céda… Au grand plaisir de Shaynee qui, dans sa joie, fut un grand et gros câlin à Caliban. Malgré ses tentatives, il ne réussit pas à détacher la sangsue qui est potentiellement une fillette de lui, et décida de dormir comme ça. Sur le dos. Avec une fillette sur lui. Si un jour on lui avait dit qu’il s’attacherait à une gamine… Le lendemain, il la réveilla aux aurores, mais elle ne discuta pas. A sa grande surprise. Il se lava, s’habilla, attendit que la petite fasse de même avant de lui annoncer :

« Si tu veux rester avec moi, tu vas devoir t’endurcir. A partir de maintenant, je serais ton entraineur personnel. Et tu n’as pas intérêt à te plaindre ou je te tue ! »

Elle répondit par un simple sourire satisfait.

- Acte III : Le passé est présent, le présent est futur -
Shaynee passa 11 ans avec Caliban. Assassin expérimenté, il lui apprit à manier toutes sortes d’arme. Il lui apprit le corps à corps, comment se débrouiller de telles ou telles situations. Elle fut prit d’affection pour deux armes en particulier : le fouet, et la dague. Caliban ne s’opposa pas à ce qu’elle est une arme de prédilection. Il voulait juste qu’elle sache manier toutes les autres, dans le cas où elle serait désarmée et qu’elle trouva une autre arme. En 11 ans, ses muscles prirent en volume, elle garda toute la souplesse de son enfance, et son agilité n’était plus à refaire. Elle était même étonnement douée à grimper sur tout type de mur : arbre, béton, brique, montagne escarpée. Caliban était très fière de la jeune femme qu’elle était devenue, à la fois belle et redoutable. Il lui apprit à se fondre dans la masse, à prendre de nouvelles expressions faciales, à feinter, à mentir, à faire semblant d’être normale. Il lui apprit quasiment tout ce qu’il savait, et elle ne se plaignait jamais. Jamais…

Un sourire aux lèvres, vêtue d’une magnifique robe tombant avec légèreté jusqu'à ses genoux, entièrement blanche retenue par une seule bretelle à son épaule droite, et la taille est cintrée par une ficelle d'or, elle saluait d’un signe de tête les passants qui lui rendirent son salut avec un sourire. Elle se dirigea tranquillement vers l’auberge du forgeron, là où il vivait, là où il construisait ses armes.  Totalement surpris qu’une si belle femme bien élevée vienne dans son atelier, il se confondit en excuse devant le bazar et fit un baisemain à son invité. Malgré qu’elle fût là pour une raison bien précise, elle accepta cependant de s’assoir et de prendre le thé qu’il lui proposait.

« Ce n’est pas tous les jours qu’une femme de la Haute vienne me voir, vous comprenez ! »

« Parfaitement, » dit-elle avec un sourire.

Ses habits et ses manières la faisaient passer pour une femme de haut rang, ce qui lui ouvrait d’immense porte et possibilité d’action.

« J’ai une requête à vous faire, Messire. »

« Tout ce que vous voulez, Madame, » rougit-il, flatté par l’appellation.

« Mon mari est un passionné d’armes, et nous fêtons bientôt son anniversaire. J’aimerais lui faire cadeau d’une arme qu’il n’a pas encore. J’en ai fais un croquis ! »

Lui tendant un bout de parchemin, il examina de son œil d’expert le travail demandé et assura que l’arme sera prête à la fin de la semaine. Avec un sourire, Shaynee le remercia, et s’en alla. La semaine passa et elle revint voir le forgeron qui montra son œuvre à la cliente. Totalement éblouie, elle admira le fin travail et le récompensa d’une forte paye. L’arme était un fouet, tout de métal vêtu, hérissé de pointes aiguisées qui se repliait sur lui-même pour donner l’impression que c’est une épée. Le fourreau était fourni avec. Conquise, elle fit même la bise au forgeron avant de s’en aller, l’arme dans les mains. Le soir elle le montra à Caliban qui hocha la tête avec un sourire satisfait. Le métal provenait d’une pierre très dure et de bonne qualité, le forgeron avait vraiment fait du bon travail. Malheureusement, cela ne le sauva pas pour autant.

Pendant une mission pour un client fortuné, les deux Assassins firent leur boulot avec brillot. Le problème vint quand ils voulurent récupérer la forte paye, en ramenant la tête des victimes au demandeur. Il fut plus que satisfait. Mais au lieu de le payer, toute la garde du seigneur les attaqua sans plus de façon. Les capacités des deux jeunes gens ne purent venir à bout du surnombre de soldat bien qu’ils firent beaucoup de dégâts. Ils furent rapidement submergés, et bientôt se retrouvèrent pied et poing liés par des chaines. Caliban voulut se rebeller lorsque leur faux client toucha un peu trop intimement Shaynee, et pour sa vaine tentative, il lui trancha la gorge sous les yeux horrifiés de la femme. Son cri couvrit le ricanement sinistre de son futur tortionnaire.

Il la garda en captivité pendant plusieurs mois. Il ne la toucha pas, ni ne la battit. Il la nourrissait juste et semblait même l’avoir oublier. La rage, la haine et le désir de vengeance avait envahit son cœur tandis que plus les jours passaient, et plus dans sa tête se construisait un plan de fuite. Jusqu’au jour où elle apprit que le maître des lieux allait bientôt partir. Et hors de question qu’il parte d’ici vivant ! Alors qu’un garde venait lui apporter à manger, elle lui fit un regard aguicheur. Quelques paroles avec des sous entendus, une gestuelle sensuelle, et le garde était prit au piège dans la toile de Shaynee. Croyant pouvoir profiter du corps de la belle, il fut bien surpris lorsqu’elle l’étrangla avec ses chaines jusqu’à ce qu’elle entende un craquement signifiant qu’elle avait brisé sa nuque. Fouillant dans les poches du mort, elle prit les clefs de ses chaines et son épée pour ensuite filer de son cachot. Tuant silencieusement les personnes qu’elle croisait, que ce soit des hommes, ou des femmes innocentes, elle se rendit bien rapidement dans les appartements de son kidnappeur. Il n’y était pas, alors elle décida de l’y attendre. Il ne tarda cependant pas à revenir, et, le plaquant par surprise contre le mur, son épée dans son cou, elle eut un sourire sans joie.

« Maintenant vous saurez que si vous capturez des Assassins, il vaut mieux les tuer tous les deux. Dommage que cela ne vous serve pas plus. Pour Caliban… »

Et elle lui trancha la gorge. Puis s’évanouit dans la nature. Son cœur était devenu dur comme le métal de son fouet, froid comme peut l’être son regard. Devenir Assassin ? Non. Elle ne le sera pas, car cela éveil trop de souvenir douloureux de son ancien Maître. Aujourd’hui, elle tue pour le plaisir de tuer. Elle se laisse même parfois capturer juste pour qu’on la torture, car elle aime ça. Elle s’est jurée de ne plus faire confiance à personne et de ne plus laisser quelqu’un s’approcher de son cœur. Faisant honneur à son entrainement, Shaynee est aussi insaisissable qu’une ombre, et aussi implacable qu’une lame ♫
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MessageSujet: Re: Il est si doux d'haïr - Shaynee [Terminée] Ven 3 Jan - 19:58

J'ai l'honneur de dire que ma fiche est terminée !
En espérant que vous aurez des trucs à me faire modifier ! *joke man*
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MessageSujet: Re: Il est si doux d'haïr - Shaynee [Terminée] Ven 3 Jan - 20:28

Bienvenue sur le forum Shaynee ^^ !

Alors pour moi ta fiche est très bien mais j'ai deux petites remarques (rien de bien méchant ne t'en fais pas ^^ ) :
- Dans ton histoire un moment tu indique que tu porte une robe "égyptienne". Or il faut prendre en compte le fait que Laryskanir est un monde entièrement inventé donc il faudrait trouver un autre mot car l'Egypte n'existe pas ici ^^
- Pour les divinités, je ne comprends pas le "Ha !" que veux tu dire par là ?

Voilà c'est tout, n'hésite pas à contacter un membre du staff par mp ou à passer sur la cb ^^

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Musique theme (mise le 01/11/14)

Musique pour ma Crazy Family : ♥


Une journée pour s'éclater, une journée pour rêver, une journée pour être enfin ensemble et à jamais être liées ♥


15/05/10-30/06/14 : La fin d'une aventure... Tout a une fin, mais certaines sont plus difficiles que d'autres...
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MessageSujet: Re: Il est si doux d'haïr - Shaynee [Terminée] Ven 3 Jan - 20:34

Tout d'abord Merci !

Ensuite, pour ce qui est de la robe égyptienne, c'était juste pour renseigner sur le style de robe que c'est, sa forme, mais sinon je suis bien consciente que l'Egypte n'existe pas ! Mais si c'est trop gênant je veux bien changer !

Le "Ha" signifie que pour Shaynee, les Dieux n'existent juste pas et elle se moque des croyants, d'où le "ha", mais je vais rajouter un truc pour que ce soit plus compréhensible !
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MessageSujet: Re: Il est si doux d'haïr - Shaynee [Terminée] Ven 3 Jan - 21:00

Tout est nickel maintenant, je te valide ^^ !

Je te souhaite de faire de bons rps sur le forum et de bien t'amuser !

Bon voyage sur les terres de Laryskanir...

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Musique theme (mise le 01/11/14)

Musique pour ma Crazy Family : ♥


Une journée pour s'éclater, une journée pour rêver, une journée pour être enfin ensemble et à jamais être liées ♥


15/05/10-30/06/14 : La fin d'une aventure... Tout a une fin, mais certaines sont plus difficiles que d'autres...
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MessageSujet: Re: Il est si doux d'haïr - Shaynee [Terminée]

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Il est si doux d'haïr - Shaynee [Terminée]

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